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  Quelques accidents majeurs et quelques feux combattus par les pompiers de Shippagan depuis 1947  

Cette section ne prétend pas répertorier tous les incendies et accidents de la route importants dont les pompiers de Shippagan ont été témoins. La recherche qui suit s’est plutôt attardée aux incendies survenus dans la région de Shippagan, les Iles Lamèque et Miscou, Tracadie et Caraquet. Le feu de Néguac en 1982 a été considéré parmi les désastres forestiers combattus par les pompiers, car cet incendie avait ravagé des habitations et inquiété la population d’un village. En ce qui a trait aux accidents de la route, notre choix s’est arrêté sur les accidents qui ont le plus contribué à l’évolution de la brigade, comme l’achat des mâchoires de décarcération.

 Il est arrivé que des incendies majeurs sont survenus dans la région alors qu’aucun pompier de Shippagan ne les ait combattus. Le feu de l’usine de tourbe Atlantic Peat Moss de Lamèque du 3 juin 1954, qu’évoque brièvement l’ouvrage sur l’histoire de Lamèque rédigé par Roy Bourgeois et Maurice Basque, brûla à l’insu de tous à cause du temps brumeux. L’incendie de l’Hôtel Robichaud

 Le 6 mars 1949, l’ancien Hôtel Marquis dont Onil Robichaud était le propriétaire depuis trois ans et qui portait le nom d’Hôtel Robichaud fut la proie des flammes. Le feu brûla l’Hôtel de 25 chambres jusqu’au sol et menaça de se propager à un réservoir de 80,000 gallons d’essence, à trois demeures et à un restaurant. Il n’y eut heureusement aucun mort, mais François Hébert, chef pompier, souffrit de nombreuses brûlures aux bras et aux mains en essayant de sortir du linge et des effets personnels du bâtiment.

Les pertes s’élevèrent à $25,000 et elles furent compensées en partie par les assurances. Ce fut Martin Hébert qui alerta les pompiers alors que la population assistait à la messe du dimanche. Le premier camion à incendie démontra son efficacité lors de ce feu.

  Incendies de l’usine Smofsky (ancienne usine Swim Brothers).

 

 En septembre 1949, un incendie se manifesta dans l’entrepôt et dans le bureau de la compagnie Sealand Foods Corporation of Canada Ltd et menaça l’entrepôt frigorifique des usines d’empaquetage et le restaurant d’Eddy Chiasson. Cette compagnie était gérée par Nathan Smofsky. Sous la direction de François Hébert, les pompiers avaient commencé par diriger trois jets d’eau vers le sinistre pour ensuite en accroitre le nombre. Le feu fut maîtrisé par les pompiers, car seulement la toiture fut endommagée.

Le 4 septembre 1950, l’entrepôt frigorifique et une usine de mise en boîte de la Sealand Foods Corporation of Canada passèrent au feu et les pertes causées par ce sinistre atteignirent $650,000.

N’eut été du courage de l’ingénieur en chef, Albert C. Mallet, qui brisa les soupapes de sécurité du moteur diesel en traversant les flammes, plusieurs individus auraient été tués par l’explosion, car les employés venaient juste d’arriver au travail. M. Mallet avait dû se protéger avec un masque à filtre. L’ingénieur et pompier, Alfred M. Mallet, avait déguerpi des lieux juste à temps.

A propos de cette usine qui procurait de l’emploi à 240 personnes, le journal ‘’L’Evangéline" rapporte l’ampleur de la catastrophe: "la compagnie dont les immeubles ont été détruits était l’une des grandes exportatrices sur le marché américain et la destruction de cette usine constitue une véritable catastrophe car en plus d’enlever du travail à un grand nombre de personnes elle a détruit un grand marché de poisson.".

 Pour appuyer la brigade de Shippagan, les pompiers de Caraquet et ceux des compagnies de tourbe Fafard Peat Moss et Western Peat Moss avaient été mobilisés.

 En décembre 1950, un troisième incendie en 15 mois de la Sealand Foods Corporation détruisit de fond en comble un séchoir contenant du poisson et un hangar. Il occasionna des pertes d’une valeur de $50,000. Les pompiers de Shippagan avec François Hébert à leur tête purent contenir l’incendie pour éviter que les flammes se communiquent aux édifices voisins.

Voici l’article paru dans le journal "L’Evangéline" du 28 décembre 1950:

SEALAND FOOD CORP. SUBIT DES PERTES.

- Un incendie détruit un séchoir - Pertes évaluées à $50,000.

- C’est le troisième incendie grave en 15 mois.

- Spécial à l’Evangéline.

 Shippagan, N.-B. - Un désastreux incendie s’est déclaré hier matin à l’établissement de la Sealand Food Corporation de Shippagan, causant des dommages qui sont évalués tentativement à $50,000. On se rappelle qu’au matin du 4 septembre dernier un feu plus grave encore détruisait un entrepôt frigorifique et un édifice pour la mise en conserve appartenant à la même compagnie. Les dommages s’étaient élevés alors à plus de $500,000.

 En septembre 1949, un incendie avait ravagé un entrepôt de Sealand Food, encore à Shippagan. L’incendie d’hier fut donc le troisième feu majeur en quinze mois, dont les pertes affectent la compagnie dont Nathan Smofsky est gérant.

 Le feu d’hier s’est déclaré vers 5h30 du matin et ravagea un séchoir et un hangar attenant. Dans le séchoir aurait disparu du poisson pour une valeur considérable. Les pertes sont partiellement couvertes par l’assurance.

 Il n’y a que des rumeurs sur la cause de l’incendie. Certains sont portés à croire que le feu fut provoqué par une étincelle venant des bouilloires. C’est un fait que le feu a éclaté au séchoir.

M. Edgar Mallet, gardien de nuit, avait visité les lieux environ une heure avant la découverte du feu. Quand il retourna au séchoir, il le retrouva en flammes et fit appel à la brigade des pompiers de Shippagan.

 Ces derniers sont arrivés en tout hâte sous la direction du chef François Hébert. Leur travail fut profitable et c’est grâce à la brigade si l’on a pu sauver quelques édifices s’élévant non loin du brasier. Un vent modéré soufflait alors et le thermomètre enrégistrait -15 degrés Celsius.

 Les pompiers ont eu de la difficulté avec les boyaux d’arrosage parce que l’eau gelait. Ils travaillèrent ferme et vers 8h00 de l’avant-midi, l’incendie avait fini son oeuvre de destruction du séchoir.

 Les propriétaires projetaient de reconstruire prochainement la section détruite par le feu en septembre dernier. On apportait les dernières retouches et les travaux devaient commencer bientôt.

  Incendie du Théâtre Frontenac

  Le 23 mars 1953, le Théâtre Frontenac qui pouvait contenir 300 sièges passa au feu et il paraît que ce fut le plus grave incendie depuis deux ans à survenir à Shippagan. Ce Théâtre vieux de cinq ans, était la propriété de Valérien Robichaud et de Herb L. Haynes. Les pompiers ont sauvé les maisons avoisinantes dont la propriété de Valérien Robichaud. Le service d’incendie de Caraquet et des compagnies Atlantic Peat Moss et Fafard Peat Moss aidèrent la brigade locale. Fernand Robichaud, secrétaire du village à l’époque, prit soin d’apporter des dossiers en fuyant, mais des archives ont été perdues pour l’histoire. Les dégâts étaient évalués à $45,000.

 

Voici l’article paru dans le journal "L’Evangéline" du samedi, 28 mars 1953:

  INCENDIE DU THÉÂTRE DE SHIPPAGAN - une perte de $45,000 - un vent assez vif nuit aux pompiers.

Shippagan, 28-(DNC) - Un grave incendie, le premier depuis deux ans a complètement rasé, hier après-midi, le Théâtre Frontenac de Shippagan causant des dégâts évalués à plus de $45,000. Le Théâtre était le propriété de J.-Valérien Robichaud et Herbie L. Haynes.

 Personne n’a été blessé au cours de l’incendie qui a duré plusieurs heures et qui a menacé, durant un certain temps, de dégénérer en conflagration et de s’étendre à quelques maisons avoisinantes. Toutefois, les pompiers ont réussi à sauver les maisons. La maison du propriétaire, située à une vingtaine de pieds de l’établissement, fut également épargnée.

Un vent de 15 milles à l’heure a entravé le travail des pompiers, mais ces derniers ont réussi à contrôler le spectaculaire incendie. Les appareils du service d’incendie de Caraquet et des compagnies Atlantic Peat Moss et Fafard Peat Moss ont dû être dépêchés sur les lieux pour prêter main forte à la brigade locale.

 M. J. Fernand Robichaud, secrétaire du village et son assistant, Joseph Landry, dont les bureaux étaient situés dans le Théâtre, ont dû quitter les lieux en vitesse. M. J. Fernand Robichaud a cependant réussi à sauver les dossiers du village.

 Le Théâtre Frontenac avait une capacité de 300 personnes. Les sièges avaient à eux seuls une valeur de près de $3,000. Situé dans une partie populeuse du village, il est heureux que les flammes ne se sont pas propagées aux édifices voisins.

 Les propriétaires du Théâtre étaient en route de Frédericton à Shippagan au moment de l’incendie. A son arrivée à Shippagan, M. Robichaud a déclaré qu’il se propose de reconstruire aussitôt que possible.

 Les pertes sont couvertes par les assurances. La cause du feu demeure inconnue. Le Théâtre avait été construit il y a cinq ans.

  Incendie des appartements Fafard

 

Le pire incendie de Shippagan depuis plusieurs années ravagea la maison de quatre appartements de François-Xavier Fafard le 20 février 1956. La construction qui remontait à 1941 était située à l’endroit où demeure présentement Guy Fafard, soit près du Dépanneur Irving. Les locataires étaient M. & Mme Réal Cormier qui enseignaient à l’époque, M. & Mme Edmond Lorrain, gérant de la succursale de la Banque Nouvelle-Ecosse, M. & Mme Roger Basque et leur fils Louis-Marie ainsi que M. & Mme Fafard et leurs trois enfants. L’épouse de Réal Cormier avait alerté M. Fafard de l’incendie. François-Xavier Fafard était le gérant de la compagnie Fafard Peat Moss dont les sapeurs avaient joint leurs efforts à ceux de la compagnie Atlantic Peat Moss et aux pompiers de Shippagan afin de combattre les flammes.
  Incendie de Fafard Peat Moss situé entre Shippagan et Inkerman.

 

Le 5 juillet 1956, une usine de 300 pieds de longueur de la compagnie Fafard Peat Moss fut détruite par un incendie qui n’épargna guère la machinerie pour traiter et préparer la tourbe. La compagnie Atlantic Peat Moss aida les pompiers de Shippagan dans la lutte contre l’incendie. Leurs efforts combinés permirent de sauver une maison des flammes.

  Deuxième incendie du Théâtre Frontenac

 

En septembre 1958, un incendie détruisit le Théâtre Frontenac pour la seconde fois et mit en danger le magasin 5-10-15 de Julien Mourant et le magasin général Gauthier. Les pertes atteignirent $60,000. Le service de la centrale téléphonique de la compagnie N.B. Telephone qui se trouvait dans l’édifice sinistré devint inutilisable.
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Il est heureux que le feu ne se déclara pas plus tôt, car en après-midi, les enfants assistaient à une représentation dans l’une des deux classes que la Comission scolaire louait dans ce bâtiment.

C’est Viola Chiasson, opératrice à la centrale qui alerta les pompiers de Shippagan, le propriétaire du Théâtre et l’opératrice en chef, Annette Foulem, avant de quitter les lieux. Le service offert par la centrale avait été interrompu de 11 heures à 22 heures et le télégraphiste du Canadien National, E.A. Foulem, envoya un message urgent au bureau de télégraphie du Canadien National à Moncton. L’alerte aux services de pompiers de la Péninsule acadienne partit de là. On installa un téléphone raccordé à un circuit interurbain à la résidence de Georges D. Mallet.

 Furent dépêchés sur les lieux de l’incendie, les services de pompiers de Shippagan, Caraquet, Tracadie et du service forestier du N.-B. de Bertrand, St-Isidore et en plus les pompiers des sociétés Fafard Peat Moss et Atlantic Peat Moss.

  Incendie de Atlantic Peat Moss (Situé en arrière du centre d’achat Le Carrefour)

 

Le 21 octobre 1959, deux entrepôts de la compagnie Atlantic Peat Moss contenant 300 wagons de tourbe subirent un incendie. Des volontaires retinrent les flammes hors de la plaine à l’aide de bouteurs (bulldozers) tandis que les brigades de Shippagan, Tracadie et Caraquet et le service forestier circonscrivaient suffisamment les flammes pour les empêcher de se rendre aux autres entrepôts et à l’usine. Le sinistre fit des dégâts pour une valeur de $300,000.

  Incendie du moulin F.T. Landry (situé sur la 1ère rue, près des Ateliers P.M.C.)

 

Le 7 septembre 1960, un incendie se déclara dans la scierie de Frank T. Landry et des volontaires ont prévenu "ce qui aurait pu être une conflagration à Shippagan". En effet, le vent changea quatre fois de direction et le feu courait sur l’herbe sèche avant d’être maîtrisé à quelques pieds de la demeure de Jean-Paul Mallet.

L’élément destructeur s’attaqua aux lignes téléphoniques près du moulin et interrompit la communication entre la ville et l’extérieur.Les pertes étaient évaluées à $50,000 et elles n’étaient pas couvertes par l’assurance. Six personnes travaillaient à la scierie qui produisait des lattes, du "veneer", des caisses d’emballage.

La brigade de Tracadie, celle du service forestier du N.-B., l’équipe de la compagnie Atlantic Peat Moss et celle de la Fafard Peat Moss donnèrent un gros coup de main à la brigade de Shippagan pour éteindre le sinistre.

  Incendie de l’entrepôt frigorifique de la Coopérative de Lamèque

 

Le 11 janvier 1961, un incendie détruisit l’usine d’apprêtage et l’entrepôt frigorifique de l’Association coopérative des pêcheurs de l’Ile et cause des pertes de $300,000. La valeur de nourriture réfrigérée et entreposée dans l’entrepôt était estimée à $175,000. L’usine pouvait employer jusqu’à 120 personnes et les salaires qu’elle payait s’élevaient à $100,000 par année. 25/

Les pompiers de la compagnie Atlantic peat Moss aidèrent la brigade de Shippagan et les gens de l’endroit et on se servit de la souffleuse à neige pour combattre l’incendie.

L’entrepôt frigorifique contenait des denrées congelés appartenant à des particuliers et dont le coût était évalué à $25,000. La population en profita pour s’emparer des vivres congelés avant qu’ils deviennent impropres à la consommation. D’autant plus qu’il y avait du homard, un met dont les gens de la région raffolent. La police craignant l’établissement d’un petit marché noir demanda aux gens de déposer la nourriture au bord du chemin pour qu’elle puisse le prendre. Elle ne resta pas longtemps au bord de la route car des malins firent main basse sur les vives avant l’arrivée des policiers.

  Incendie du magasin de la Société coopérative de Lamèque

 

Le 7 juin 1961, l’élément destructeur s’acharna encore une fois sur Lamèque en ravageant le magasin de la Société coopérative de Lamèque qui abritait les bureaux de l’Association coopérative des pêcheurs de l’Ile et la Caisse Populaire de Lamèque.

La maison appartenant à Léger Chiasson fut détruite par les flammes et un immeuble, propriété de Jean-Paul Chiasson fut moins endommagé. Les pertes s’élevaient à plus de $120,000.

L’explosion d’une fournaise causa le feu et les sept employés de la Coopérative durent sauter par les fenêtres pour échapper aux flammes.

De l’équipement, des documents et du contenu de l’immeuble, on ne put sauver que le "grand livre" grâce au gérant général, Alexis Duguay, qui l’avait emporté avec lui pendant sa fuite. Le magasin avait un chiffre d’affaire de plus de $200,000 et six personnes y gagnaient leur vie de façon permanente.

Les pompiers ont réussi à éteindre les flammes de deux débuts d’incendie lorsque des tisons emflammés sont retombés sur deux maisons. Jamais un feu ne fut aussi menaçant pour le village ni aussi gigantesque. Les flammes étaient visibles de Shippagan.

 
  Deuxième incendie de Atlantic Peat Moss (situé à l’arrière du centre d’achat Le Carrefour)

 

C’est en septembre 1963 que pour la seconde fois un feu affecta la compagnie Atlantic Peat Moss lorsqu’un entrepôt de 300 pieds de longueur fut ravagé par les flammes. Les pertes étaient évaluées entre $33,000 et $100,000.

  Incendie du Théâtre Darlene (actuellement Dooly’s)

 

Le 25 août 1964, un incendie brûla la maison de Raymond Robichaud jusqu’au sol et embrasa le Théâtre Darlene entraînant des pertes évaluées à $67,000. Le Théâtre, propriété de Huberte Machette de Newcastle, avait été arrosé en vain par les pompiers. Le service interurbain de la compagnie de téléphone fut interrompu par ce sinistre. Les pompiers de Caraquet, de Tracadie et le service forestier de Bertrand, prêtèrent main forte aux pompiers de Shippagan. La résidence de Raymond Robichaud était historique car elle était la maison natale des Juges Albany et Albert Robichaud. Incendie de l’usine Eagle Fisheries. (présentement Pêcheries F.N.)

 Le 8 août 1965, les usines de farine de poisson et d’apprêtage de poisson de la compagnie Eagle Fisheries (National Sea Products), deux hangars et 12,000 gallons de mazout furent la proie des flammes. Il aurait suffit que le vent tourne pour que les deux hangars de la compagnie W.S. Loggie soient incendiés. Une flamme spectaculaire haute de cent pieds s’élevait quand l’incendie atteignit le réservoir de mazout de 12,000 gallons.

On rapporte que les pompiers avaient effectué un bon travail. Grâce à un arrosage intensif, ils écartèrent les flammes de l’usine d’apprêtage de la compagnie Robichaud. La brigade des pompiers de Shippagan fut aidée par les pompiers de Tracadie, Caraquet, par deux camions du service forestier et par cinq pompes de la compagnie Eagle Fisheries.

Deux cents personnes travaillaient à l’usine sinistrée et John Rabasse en était le gérant-général.
 
  Incendie du quai de Bas-Caraquet

 

Le 5 août 1967, en guise de protestation contre la présence des chalutiers de la Colombie-Britanique, les pêcheurs incendièrent le quai de Bas-Caraquet et le feu avaria une grue mécanique, un compresseur et l’équipement pour décharger le poisson. L’incident s’était déroulé après la rencontre entre les représentants des pêcheurs côtiers de Shippagan, des Iles Lamèque et Miscou et de Bas-Caraquet et le ministre provincial des pêcheries, Ernest Richard, accompagné du ministre fédéral des pêcheries, Hédard Robichaud. Vers 5 heures, les pompiers de Caraquet, Bas-Caraquet, Tracadie, Shippagan et du service forestier maîtrisèrent le feu qui avait été allumé avec de l’essence et qui causa des pertes dépassant $300,000.

 Hédard Robichaud laissa entendre que l’incident allait retarder plusieurs projets importants pour la pêche dans le Nord-Est. Selon Serge Hébert, l’un des fils de François Hébert, qui tentait d’implanter une nouvelle industrie à poisson avec l’aide des européens, cet incendie sema la méfiance à l’étranger pour collaborer à des projets concernant les pêches dans la Péninsule acadienne.

L’auteur Pierre Godin, jugea que les pêcheurs responsables de l’incendie avaient agi sous le coup du désespoir. Aussi, il écrivait dans son fameux ouvrage "Les Révoltés d’Acadie": "Après s’être copieusement saoûlés, les "révoltés" offrirent un sacrifice à Poséidon en brûlant l’instrument même de leur gagne-pain: le quai de Caraquet évalué à $300,000. Plutôt s’autodétruire que de laisser les autres vivre à ses dépens!".

  Incendie du Rex Theater

 

Le 21 octobre 1972, un incendie détruisit complètement le Rex Theater à Tracadie qui renfermait deux appartements. La salle de cinéma disposait de 300 sièges. Les pertes avaient atteint $175,000. Un bâtiment voisin qui logeait Modern Home & Auto, une quincaillerie et un magasin de pièces de rechange, avait subi beaucoup de dommages. Les pompiers contrôlèrent toutefois suffisamment les flammes pour sauver deux autres commerces situés chaque côté du théâtre.

       
  Incendie de l’usine L.L. Gauthier (situé non loin de l’ancienne usine Swim Bros.)

 

Le 13 janvier 1978, l’usine de transformation de poisson L.L. Gauthier qui employait plus de cent personnes fut la proie des flammes et les pertes étaient estimées à $400,000.

  Accident de la route qui fit 4 morts à Shippagan

 

Le 28 juillet 1978, une collision frontale entre une automobile et une Jeep fit quatre morts et deux blessés près de la ville de Shippagan. Les victimes travaillaient à l’usine Connors de Shippagan et étaient originaires des régions de Tracadie et Sheila. Une troisième voiture fut impliquée dans l’accident. Cet accident contribua à sensibiliser la brigade d’incendie à prendre des cours de premiers soins car les pompiers de Shippagan qui se présentèrent sur les lieux de la collision auraient pu en avoir besoin.

  Incendie de l’usine Connors

 

Le 13 mai 1979, jour de la fête des mères, un incendie détruisit l’usine Connors de Shippagan qui était l’une des rares usines en bois à l’époque dans la Péninsule acadienne. Ernest Richard était le gérant de la compagnie qui employait entre 400 à 500 personnes. Mathilda Blanchard, la représentante de l’Union canadienne de l’industrie des pêches et des travailleurs affiliés, affirma que c’était presque un an de salaire que les employés de l’usine perdaient. Les deux camions de la brigade de Shippagan étaient sur les lieux ainsi que le camion à feu de Lamèque.

  Incendie de l’Hôtel Motel Hébert

 

Le 1er septembre 1981, l’Hôtel Motel Hébert fut partiellement endommagé par un feu. Le bâtiment sinistré était chargé d’histoire étant donné que l’édifice connu anciennement sous le nom de Hôtel Motel DeGrâce existait depuis 1930 alors qu’Eutrope DeGrâce avait mis sur pied l’entreprise.

  Feu de forêt de Néguac

 

Le 26 mai 1982, des pompiers de Shippagan participèrent aux efforts afin de combattre le feu de forêt qui avait détruit quatre maisons, des granges et des petits hangars dans la municipalité de Néguac. L’incendie n’était qu’à 200 pieds de l’Hôtel de ville de Néguac quand les sapeurs pompiers le maîtrisèrent. Fred Roussel, député de Restigouche-Ouest accusa le ministre des Richesses naturelles d’avoir été indirectement responsable de ce désastre en donnant négligemment des permis à brûler.

  Accident de camion remorque

 

Le 5 janvier 1987, un accident mortel se produisit sur le pont lorsqu’un camion remorque renversa sur le côté et le chauffeur, un américain, y trouva la mort. Parce que la brigade ne possédait pas l’équipement adéquat, la circulation avait été ralentie pour plus de quatre heures avant que l’on sorte la personne décédée des débris. Les pompiers volontaires avaient dû emprunter les "mâchoires de vie" de la brigade de Caraquet. Cet accident incita les pompiers de Shippagan à prendre les démarches nécessaires afin d’acquérir les mâchoires de vie.

  Incendie de Jiffy Products

 

Le 26 septembre 1989, un incendie éclata dans l’entrepôt de la compagnie Jiffy Products qui contenait 150,000 boîtes de pots de tourbe et qui employait une centaine de personnes.

 Les cinq brigades de la Péninsule acadienne, soit celle de Lamèque, Caraquet, Tracadie, Paquetville et Bas-Caraquet se joignirent à celle de Shippagan et sous la direction du chef pompier de Shippagan, Victor Robichaud, les sapeurs pompiers vinrent à bout du sinistre après 27 heures de travail acharné et on constata avec soulagement que l’équipement de production n’avait pas été endommagé. Plusieurs s’attendaient à ce que le feu dure une semaine. La brigade de Shippagan démontra son savoir-faire en notant chaque détail au fur et à mesure du déroulement de l’incendie. Deux pompiers de Shippagan dûrent être acheminés à l’hôpital pour incommodation par la fumée.
 
 

 C’est le feu de la Jiffy qui fit germer chez les pompiers l’idée de mieux préparer la coordination entre les brigades de la Péninsule en cas d’un désastre en adoptant une fréquence commune et le numéro d’urgence 911.

  Incendie du vieux couvent à Caraquet

 

Durant l’hiver 1992, les pompiers de Shippagan allèrent assister les autres brigades de la Péninsule lors de l’incendie qui détruisit le vieux Couvent de Caraquet durant une tempête.

  Incendie à la Sun Gro

 

En février 1996, l’usine de mise en sacs de la compagnie Sun Gro Horticole située "sur la plaine" entre Lamèque et Shippagan fut la proie d’une forte explosion qui aurait pu être désastreuse. Les pompiers de Shippagan durent demander l’aide des brigades de Lamèque, Ste-Marie/St-Raphael, Tracadie et Caraquet. Le feu fut contrôlé après environ six heures de travail.

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