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Les pompiers depuis 1985 sous Victor Robichaud

 Mille neuf cent quatre-vingt-cinq représente une année faste dans l’histoire des pompiers de Shippagan au même titre que 1953 et 1973. Parmi les événements marquants de cette année-là, plusieurs sont l’aboutissement de projets amorcés sous Randolphe Mallet.

 Tout d’abord, c’est en 1985 que fut fondée une compagnie pour remplir les extincteurs et les bonbonnes. Elle porte le nom de "Sécurité Shippagan Inc." Une constitution régit cette compagnie. Les pompiers de Shippagan ont reçu l’un des premiers permis au Nouveau- Brunswick pour l’entretien des extincteurs. Elle leur donne le droit de faire le remplissage et l’entretien des bonbonnes. Au printemps de 1991, les pompiers reçurent un permis leur permettant de vérifier (hydro-test) les bonbonnes à haute pression.

 La ville acquiesça à la demande de la brigade d’augmenter le nombre de pompiers à 20. Cette demande originait d’une réunion des pompiers tenue en mars 1985. Le 21 avril, une constitution inspirée de celle de l’APVPA fut acceptée par l’assemblée des pompiers. Cette pierre d’assise sur laquelle repose tout organisme qui se respecte, les pompiers en sont fiers, car ils savent que plusieurs brigades à feu n’ont pas de constitution et procèdent encore par des nominations pour former l’exécutif.

  En octobre 1985, Victor Robichaud fut élu chef après la démission de Randolphe Mallet. Le nouveau chef pompier, pendant le mandat de Randolphe Mallet, était parmi ceux qui déploraient le manque d’équipement et le manque de formation. Au fil des ans, Victor Robichaud a obtenu plusieurs diplômes et il est devenu l’un des pompiers les plus qualifiés de la brigade. Amateur de plongée sous-marine, son passe-temps l’avait confronté avec le problème du remplissage des bonbonnes avant sa venue dans la brigade en 1976. Il avait été l’un des instigateurs de l’achat du compresseur en 1985.

 Un quatrième camion à feu d’une capacité de 1200 gallons fabriqué par MetalFab fit son entrée dans le garage en 1985. L’examen du camion LaFrance datant de 1965 par le Prévôt des incendies avait confirmé la rentabilité de l’achat d’un camion neuf plutôt que de faire réparer le camion LaFrance.

 Depuis l’élection de Victor Robichaud, le service d’incendie de Shippagan compila des données sur les sorties des camions, la moyenne des heures de travail, le taux de participation aux réunions et aux entraînements. Ce suivi qui manquait, a augmenté le taux de participation des pompiers aux entraînements. Des statistiques calculées à partir de ces données démontrent que le taux de participation de la brigade à l’entraînement et aux sorties d’urgence est passée de 59.3% à 69.3% entre les débuts de 1986 et de 1991. L’organisation accrue de la brigade a influencé l’aspect financier du service d’incendie, car plusieurs activités sont accompagnées d’un rapport financier.

 Il est normal que l’on insiste sur les entraînements étant donné qu’aujourd’hui la formation de niveau 1 est répandue. En août 1990, la brigade a décidé d’afficher les certificats de niveau 1 dans le local des pompiers. Le Complexe Forestier des Maritimes à Frédericton organisa des sessions de formation pour les instructeurs et les sapeurs-pompiers de niveau II en février 1991.

 Suite à un accident mortel survenu sur le pont entre Shippagan-Lamèque en 1987, les pompiers achètent les "mâchoires de vie" au mois de mars de la même année. Les conseillers municipaux s’étaient laissés convaincre pour l’acquisition des mâchoires de vie par le mémoire réalisé par Pierre Monette et Paul-Emile Robichaud, les responsables du comité d’étude sur les mâchoires de vie. Cette grosse pince mécanique peut déchiqueter la paroi d’un véhicule accidenté en pratiquant une ouverture afin d’en sortir un individu.

 Un coup d’oeil sur la liste des pompiers et de leurs années de service suffit pour saisir l’équilibre qu’il y a dans la brigade actuelle entre les nouveaux et les vétérans. Neuf pompiers sont entrés dans la brigade pendant les années 70 et on en dénombre autant qui l’on fait pendant les années 80. Les noms se suivent en ordre décroissant d’années de service avec les dates d’entrée dans la brigade.

 Nom Date entré Nom Date entré

Gilbert Landry 1956 Yvon Noel 1978

Eloi Haché 1965 Fernand Hébert 69,74,77

Aldore Gauvin 1972 Jacques Haché 1974

Paul-Emile Rioux 1974 Gérard Goupil 1975

Edouard Comeau 1976 Victor Robichaud 1976

Paul-E. Robichaud 1977 Ghislain DeGrâce 1977

Welly Brideau 1981 Irénée Mallet 1983

Norbert Robichaud 1985 Donald Goupil 1985

Alyre Hébert 1985 Roger Noel 1985

Léonard Robichaud 1986 Camille-André Mallet 1989

Personne n’a servi la brigade aussi longtemps que Gilbert Landry. Elle a grandement bénéficié de l’expérience et du savoir-faire de ce superviseur du système de canalisation qui est devenu une référence en matière d’équipement. Il n’est pas étonnant que la brigade lui a confié la tâche d’instructeur.

 Le problème de l’exiquité du local actuel des pompiers construit en 1973 dure depuis quelques temps. Néanmoins, les pompiers savent qu’une nouvelle caserne pour la brigade sera probablement construite à proximité du système d’eau salée, non loin du pont. En 1985, des plans ont été proposés à la ville pour la construction d’une nouvelle caserne. L’idée d’acquérir un camion à échelle finira par se matérialiser un jour.

D’après Victor Robichaud, améliorer la coopération entre les brigades des pompiers de la Péninsule acadienne en cas d’un désastre est rendu nécessaire.

L’adoption du numéro d’urgence 911 et l’utilisation d’une fréquence commune pour communiquer à l’aide des walkies-talkies représenteraient un pas dans cette direction. Un autre projet important consisterait à enregistrer des informations relatives aux bâtiments situés dans la ville de Shippagan et à leurs occupants. Il faudra aussi informatiser celles qui ont déjà été prises sur la région desservie par la brigade, soit le territoire de la ville de Shippagan, Haut-Shippagan, Pointe-Brûlée, Pointe-Sauvage, Le Goulet, Baie du Petit-Pokemouche, Inkerman, Inkerman Ferry, Savoy Landing, Chiasson Office jusqu’aux limites de la compagnie de tourbe Fison.

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