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Les pompiers de 1973 à 1985 avec leur chef, Randolphe Mallet.
Lélection de Randolphe Mallet comme chef pompier,coïncidait presque avec louverture officielle du deuxième Hôtel de ville qui eut lieu le 3 juin 1973.
La rédaction des procès-verbaux des réunions se régularisa et cela dénotait une évolution dans lorganisation de la brigade. Gilbert Landry se souvient de linstallation des premières bornes-fontaines qui fut entreprises en 1970 et qui se poursuivit en 1973 et 1976.
Les pompiers qui entrèrent dans la brigade au cours des années 70 réalisèrent que les membres manquaient de formation et déquipement. Parmi les lacunes dans la formation auxquelles les pompiers remédièrent, nous retenons celles touchant lutilisation des appareils respiratoires, le remplissage des bonbonnes et les techniques des premiers soins.
Au début, les pompiers nosaient pas trop se servir des nouveaux appareils respiratoires dont lemploi exigeait un contrôle de la respiration. Parce quils ne possédaient pas de compresseur, les pompiers devaient faire remplir les bonbonnes à lextérieur de la municipalité.
Welly Brideau se souvient que lAcadémie des pompiers de Saint-Jean faisait parvenir une liste de cours que les pompiers pouvaient suivre. Linitiative individuelle demeurait le moteur principal de la formation de la brigade.
De leur propre chef, des pompiers suivaient des cours et ils communiquaient aux autres ce quils avaient appris. Quatre pompiers suivirent des cours au service dincendie de la Base des Forces canadienne à Chatham en avril 1979. Au fil des ans, des diplômes obtenus par les pompiers certifient des compétences portant sur la formation de base, les techniques dinvestigation des incendies, les effets des produits chimiques dans leau pour combattre les incendies, lutilisation des pompes, le transport des marchandises dangereuses, les opérations durgence. En 1983, onze pompiers assistèrent à des cours de premiers soins au Centre universitaire de Shippagan.
On peut constater une nette amélioration dans la formation des pompiers durant le mandat de Randolphe Mallet. Pour la réunion régulière du 8 juin 1977, la brigade invita lancien pompier et représentant de la ville, Domitien Mallet, qui ne cacha pas son indignation face au manque déquipement de la brigade.
En 1978, les pompiers obtinrent un troisième camion de marque Thibault dune capacité de 850 gallons. Durant cette même année, les pompiers veulent acquérir une fourgonnette-équipement. Les pompiers Arthur Cantin, Aldore Gauvin et Gérard Goupil furent nommés responsables de ce comité.
Ils ont fait plusieurs activités tel la vente de billets pour un bingo afin de défrayer la moitié des coûts.
En 1979, la brigade commanda un système de postes émetteurs-récepteurs de radio mais cest celui des télé-avertisseurs (pagers) qui révolutionna la communication entre les membres de la brigade. Lemploi des "téléphones à feu" installés en 1971 cessa après lintroduction des télé-avertisseurs en 1981.
Lannée suivante, on proposa lacquisition dun ventilateur pour enlever la fumée. Quitter Shippagan pour remplir des bonbonnes dair devint chose du passé, car la ville se dit prête à payer la moitié du prix dun compresseur et fournit un local pour celui-ci à lintérieur de lancienne aréna en 1983. Victor Robichaud, Ghislain DeGrâce, Paul-Emile Robichaud et plus tard Welly Brideau ont défrayé $100 chacun pour le compresseur et la brigade a payé la balance.
Lévolution de la brigade des pompiers sous Randolphe Mallet ne se résume pas quà la formation et léquipement. M. Mallet est lun des fondateurs de lAssociation des pompiers volontaires de la Péninsule acadienne (APVPA) dont il est le premier président. Cest en décembre 1976 que la brigade de Shippagan décida de payer sa cotisation de lAPVPA. Elle fit de même vis-à-vis lAssociation des pompiers du Nouveau-Brunswick en 1979 et lAssociation des chefs pompiers du Nouveau-Brusnwick lannée suivante.
Le service dincendie de Shippagan mis lemphase de plus en plus sur la prévention des incendies dans la seconde moitié des années 70 avec la semaine de prévention des incendies qui se déroule annuellement au mois doctobre.
Les premiers rapports dappel des incendies dans lesquels sont enrégistrés les sorties du camion datent de 1973.
Alfred M. Mallet quitta les pompiers au début de 1977 après 30 ans de service. Près dun an plus tard la brigade dressa la liste des pompiers et leurs années de service à partir des procès-verbaux. Cette liste est reproduite ci-dessous en ordre décroissant dannées de service.
Gilbert Landry (24 ans) Edouard Comeau (2 ans)
Aldore Gauvin (9 ans) Victor Robichaud (2 ans)
Randolphe Mallet (9 ans) Gilles Haché. (1 an)
Fernand Hébert (9 ans) Paul-Emile Robichaud (1 an)
Arthur Cantin (4 ans) Ghislain DeGrâce (0 an)
Gérard Goupil (4 ans) Jean-Rhéal Noel (0 an)
Eloi Haché (4 ans) Yvon Noel (0 an)
Jacques Haché (4 ans) Paul-Emile Rioux (4 ans)